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L’État du Sénégal et le Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA) franchissent une nouvelle étape dans la relance de la filière arachidière, à travers la signature d’un accord-cadre visant à renforcer la concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs professionnels.
Le vendredi 9 octobre 2026, à Diamniadio, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, a reçu le nouveau bureau consensuel du Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA), conduit par son président, Modou Fall. Cette rencontre a été marquée par la signature d’un accord-cadre destiné à consolider le dialogue et à améliorer la gouvernance de la filière.
Après plusieurs années de restructuration, la mise en place d’un bureau consensuel du CNIA constitue une étape importante pour favoriser une dynamique collective au sein de la filière arachidière.
L’accord-cadre vise à instaurer un cadre de concertation plus structuré entre l’État et les professionnels du secteur, afin de mieux prendre en compte les préoccupations des producteurs, des transformateurs et des commerçants. Il s’agit notamment de renforcer la coordination des interventions et de favoriser des réponses concertées aux difficultés rencontrées par les différents maillons de la chaîne de valeur.
Les échanges portent également sur des enjeux majeurs, notamment la fixation des prix, les conditions de commercialisation des récoltes et la recherche d’un équilibre entre les intérêts des différentes catégories d’acteurs.
Pilier de l’agriculture sénégalaise, la filière arachidière contribue aux revenus de nombreux ménages ruraux, soutient les activités de transformation et de commercialisation et participe à la création de valeur ajoutée dans les territoires.
Le renforcement de son organisation constitue ainsi un enjeu important pour la compétitivité du secteur agricole, la création d’emplois et la souveraineté alimentaire du Sénégal.
La réussite de cette dynamique reposera sur la capacité des parties prenantes à traduire les engagements pris en actions concrètes, susceptibles d’améliorer durablement les conditions de production, de transformation et de commercialisation de l’arachide.
Dans cette dynamique, le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (FNDASP) contribue au renforcement des capacités des organisations professionnelles et à la structuration des filières agricoles. Son accompagnement participe à la consolidation des organisations de producteurs et à l’amélioration de leur capacité à défendre les intérêts de leurs membres et à prendre part aux mécanismes de concertation.
Cette orientation s’inscrit dans les efforts visant à promouvoir une gouvernance plus inclusive des filières, notamment à travers le projet PCAE, qui contribue au renforcement de la participation des organisations professionnelles et à l’amélioration de la coordination entre les acteurs.
La signature de cet accord-cadre ouvre de nouvelles perspectives pour le dialogue entre l’État et les professionnels de la filière arachidière. Le défi consiste désormais à transformer cette avancée institutionnelle en résultats tangibles pour les producteurs, les transformateurs et les commerçants.
À travers une concertation renforcée et une meilleure coordination des interventions, les acteurs entendent contribuer à une filière arachidière mieux organisée, plus compétitive et davantage porteuse de revenus et d’opportunités pour les populations rurales.
Pour le FNDASP, la structuration des organisations professionnelles et le renforcement du dialogue entre les acteurs constituent des leviers essentiels pour un développement agricole durable et une souveraineté alimentaire renforcée au Sénégal.
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